Protection des chats libres et des animaux vivants librement dans la ville. Défense et droit des animaux.
À travers un jeu de miroirs, un mélange d'images animées et de séquences filmées, une approche originale de la relation entre l'homme et le chat.
Le poncif selon lequel l'homme aime le chat parce qu'il est libre est assez récent. Jusqu'au XVIIIe siècle en
effet, l'animal est associé au Malin, à la cupidité et à la gloutonnerie. Ce n'est qu'après la Révolution française qu'il devient l'incarnation de la liberté individuelle. Pour des auteurs comme
Ernst T. A. Hoffmann, Théophile Gautier, Charles Baudelaire ou Natsumé Sôseki, le chat représente bien plus qu'une muse. Il est l'individu que ces hommes rêvent d'être, celui qui hante aussi bien
les toits que les salons et profite de la vie à sa guise. Lorsqu'il arrive que les libertés se restreignent, le chat continue de tendre à l'homme le miroir de sa propre évolution. Au nom de la
rentabilité, Foxy, l'un des deux cents chats qui, pour le compte de la British Railways, protégeaient les câbles des postes d'aiguillage de l'appétit des rats, fut ainsi licencié avec 25 000
autres cheminots. Guidés par deux félins imaginaires, nous cheminons dans ce conte philosophique à pas de velours, les deux animaux nous promenant avec légèreté de l'univers des images réelles à
celui des séquences animées.
(Allemagne, France, 2008, 90mn)
ZDF
Réalisateur: Myriam Tonelotto
